

Question 5 : J’apprends de nombreux versets du Coran, mais après un certain temps je les oublie. De même lorsque je récite, je ne sais pas si ma lecture est correcte, ensuite je m’aperçois que je faisais des erreurs. Pourriez-vous me conseiller ?
Réponse : Tu dois faire des efforts pour apprendre ce que tu peux du Livre d’Allah et réciter devant des frères pieux que ce soit dans les écoles, les mosquées ou à la maison, et tu dois y être attentif afin qu’ils corrigent ta récitation, d’après la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne. » (Al-Bukhârî) Les meilleurs des gens sont donc les gens du Coran qui l’ont appris, enseigné aux gens et mis en pratique.
Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit à ses Compagnons : « « Qui d’entre vous aimerait se lever tous les jours au bord d’une rivière ou d’une vallée avec deux chamelles pleines, sans commettre aucun péché ni rompre de liens de parenté. » Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah, nous aimerions cela. » Il dit : « Venir de bon matin à la mosquée pour enseigner ou réciter deux versets du Coran est meilleur que deux chamelles, trois versets sont meilleurs que trois chamelles, et quatre versets sont meilleurs que leur équivalent en nombre de chameaux. » (Muslim)
Cela nous montre le mérite qu’il y a à apprendre le Coran, il te faut donc apprendre le Coran avec les frères connus pour leur maîtrise de la lecture du Coran, afin que tu profites d’eux et récite correctement.
Quant au fait que tu oublies, tu ne commets aucun péché en cela, car tout homme oublie, comme le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) l’a dit : « Je suis un homme comme vous, j’oublie tout comme vous oubliez. » (Al-Bukhârî et Muslim) Et un jour, il a entendu quelqu’un réciter et a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, il m’a rappelé un verset que j’avais oublié dans telle sourate. » (Al-Bukhârî et Muslim)
L’homme peut oublier certains versets puis s’en souvenir, ou quelqu’un peut les lui rappeler. Et il est meilleur qu’il dise : « on me les a fait oublier », d’après ce qui est rapporté du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Qu’aucun d’entre vous ne dise j’ai oublié tel et tel verset, on lui a plutôt fait oublier. » (Muslim) C'est-à-dire que c’est le diable qui lui a fait oublier.
Quant au hadith : « Il n’y a pas un homme qui apprend le Coran puis l’oublie sans qu’il ne rencontre Allah, au Jour de la Résurrection, mutilé. », c’est un hadith dhacîf qui n’est pas confirmé du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).
Et l’homme ne choisit pas d’oublier, et il ne peut en être préservé. Mais ce que tu dois faire c’est apprendre ce que tu peux du Livre d’Allah, le réviser et le lire devant quelqu’un qui maîtrise la récitation afin qu’il te corrige. Qu’Allah t’accorde le succès et facilite ton entreprise.
Source : Majmûc Fatâwâ Ibn Bâz (1/368).
Traduit par les Salafis de l’Est
Il fait partie de la nature humaine d’oublier, comme le poète arabe a dit :
"Il est seulement appelé l'homme (insan) à cause de son oubli (nasiyaan) et il est seulement appelé le cœur (Al-qalb) parce qu'il change si rapidement (yataqallib)."
Dans le passé il a été dit que le premier à oublier (awwal nasin) était le premier homme (awwal Al-nas), c’est à dire Adam (‘alayhi salam). L’oubli est quelque chose qui varie d’une personne à l’autre selon la nature de chaque individu; certains peuvent être plus distraits que d'autres. Certaines des choses qui peuvent aider à combattre l’oubli sont:
1. Se tenir loin du péché, parce que les mauvais effets des péchés aboutissent à une mauvaise mémoire et à l'incapacité de retenir la connaissance. L'obscurité du péché ne peut pas coexister avec la lumière de la connaissance. Les paroles suivantes ont été attribuées à Al-Shafi'i, qu’Allah lui fasse miséricorde :
« Je me suis plaint [à mon shaykh] Waki’ de ma mauvaise mémoire et il m'a enseigné de me tenir loin du péché.Il a dit que la connaissance d'Allah est une lumière et on ne donne pas la lumière d'Allah au pécheur. »
Al-Khatib a rapporté dans Al-Jami' (2/387) que Yahya ibn Yahya a dit : « un homme a demandé à Malik ibn Anas : " ô Abu ' Abd-Allah ! Y a-t-il quelque chose qui améliorera ma mémoire ? " Il a dit, ' si quelque chose peut l'améliorer, c’est de renoncer au péché. »
Quand une personne commet un péché, cela le submerge et cela mène à l'inquiétude et la douleur qui le tiennent occupé à penser à ce qu'il a fait. Cela engourdi ses sens et le distrait de beaucoup de choses avantageuses, y compris de la recherche de la science.
2. Evoquer fréquemment Allah, qu’Il soit glorifié, en faisant du dhikr, tasbih (subhanallah), tahmid (al-hamdu lillah), tahlil (la ilaha illallah) et takbir ('allahu akbar), etc. Allah dit (dans le sens du verset) : "…et invoque ton Seigneur quand tu oublies …" [Al-Kahf 18:24]
3. Ne pas trop manger, parce que trop manger amène la personne à trop dormir et à devenir paresseux et cela engourdi les sens, en plus de l'exposition au risque de maladies physiques. La plupart des maladies que nous voyons résultent de l'alimentation et de la boisson.
4. Certains des savants ont mentionné que certains produits alimentaires augmentent la mémoire, comme boire du miel, manger des raisins secs et mâcher certaines sortes de résine de gomme.
L’imam Al-Zuhri a dit : « vous devriez manger du miel parce que c'est bon pour la mémoire. »
Il a aussi dit : « qui veut retenir les hadith doit manger des raisins secs. » (Dans Al-Jami' de Al-Khatib, 2/394).
Ibrahim ibn [nom omis] a dit : « Vous devriez mâcher la gomme de résine, parce qu'elle donne de l'énergie au cœur et débarrasse de la distraction." (Dans Al-Jami' de Al-Khatib, 2/397).
Comme ils l’ont mentionné, une alimentation trop acide est une des causes de paresse et de faible mémoire.
5. Une autre chose qui peut aider la mémoire et réduire la distraction est la saignée (hijamah) au niveau de la tête (ndt : la nuque), comme cela est bien connu par expérience. (Pour plus d'information voir Al-Tibb Al-Nabawi de Ibn Al-Qayim). Et Allah est plus savant.
Frère et sœur musulman – nul doute que vous connaissez l'excellence de l’apprentissage du Qur’an et l'excellence de son enseignement. Le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Qur'an et l’enseigne. »
Voici quelques règles qui vous aideront dans la mémorisation du Qur'an, qu’Allah nous en fasse profiter.
Première Règle : Al-Ikhlas - (Sincérité)
La purification de l'intention et sa correction est obligatoire. De même, il faut s’en préoccuper et mémoriser le Qur’an pour la Face d'Allah, le Sublime et Glorifié et pour obtenir le succès et Son Paradis et obtenir Sa satisfaction.
Aussi l'obtention de cette récompense puissante est réservée à ceux qui ont récité le Qur’an et l'ont mémorisé. Allah le Glorifié dit :
« Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. C’est à Allah qu’appartient la religion pure. » [sourate Az-Zumar :2-3]
« Dis : “Il m'a été ordonné d’adorer Allah en Lui vouant exclusivement le culte » [sourate Az-Zumar :11]
Et le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Allah le Glorifié dit : Je me suffis et Je n’ai besoin d'aucun associé. Ainsi, quiconque fait un action pour l'amour de quelqu'un d’autre que Moi, verra cette action laissé par Moi à celui avec qui il M’a associé. » [Bukhari et Muslim]
Donc, il n'y a aucune récompense pour celui qui a récité le Qur’an et l'a mémorisé pour se montrer et être entendu. Il n'y a aussi aucun doute que celui qui a récité le Qur’an par désir de ce monde et en recherchant quelque récompense de ce monde est coupable.
Deuxième Règle : Correction de la prononciation et de la récitation
Le premier pas dans la mémorisation du Qur’an après al-ikhlas est l'obligation de corriger la prononciation du Qur’an. Cela ne vient qu’en écoutant un bon lecteur ou un hafidh (personne qui a mémorisé tout le Qur’an) précis. Le Qur’an n'est appris qu’en acquérant cela. Ainsi, le messager (salallahu ‘alayhi wa sallam) qui est le plus éloquent des Arabes dans le discours, l'a pris de Jibril (‘alayhi sallam) oralement. Le messager (salallahu ‘alayhi wa sallam) lui-même s’employait à réciter le Qur’an (en entier) à Jibril une fois chaque année et l'année de sa mort il le lui a récité deux fois. [Rapporté par Al-Bukhari]
De même, le messager l'a appris aux Compagnons (radhiallahu ‘anhum) oralement et ceux après eux l'ont entendu des Compagnons et cetera pour chaque génération après eux.
Prendre le Qur’an d'un bon lecteur est obligatoire. De même, corriger d’abord la récitation et ne pas dépendre de quelqu’un dans sa récitation, même si on connaît la langue arabe et ses principes, est aussi obligatoire. Car, dans le Qur’an, il y a beaucoup de verset qui viennent d’une manière opposée à ce qui est bien connu dans les règles de la langue arabe.
Troisième Règle : Spécifier une limite quotidienne pour la mémorisation
Il est nécessaire pour celui qui désire mémoriser le Qur’an qu'il mette lui-même une limite quotidienne pour la mémorisation. Un certain nombre de verset par exemple, peut-être une page ou deux pages ou même un huitième d'un juz (un trentième du Qur’an). Donc il commence, après avoir corrigé sa récitation et définit sa limite quotidienne, à apprendre par répétition fréquente. Il est aussi nécessaire que cette répétition soit faite mélodieusement pour d’une part suivre la sunna et d’autre part pour que cette mémorisation soit ferme et forte. La récitation mélodieuse est agréable à l’écoute et aide aussi dans la mémorisation. En outre, la langue reviendra à un ton spécifique (de voix) et suite à cela, il deviendra familier avec n'importe quelle erreur chaque fois que l'équilibre dans la récitation et le ton familier deviendra désordonné. Le lecteur saura que sa langue ne lui obéira pas quand il fait une erreur et que si le ton est faux, sa mémorisation lui reviendra.
Tout ceci, parce que la récitation du Qur’an et l'embellissement avec la voix est quelque chose qui a été commandé. Il n'est pas permis de s'opposer à cet ordre en raison de la parole du messager (salallahu ‘alayhi wa sallam) : « Quiconque n'orne pas le Qur’an (en le récitant mélodieusement) n'est pas des nôtres. » [Al-Bukhari]
Quatrième Règle : Ne pas dépasser sa limite quotidienne jusqu’à avoir perfectionné sa mémorisation.
Il n'est pas permis à celui qui apprend le Qur’an de passer à une nouvelle partie du Qur’an, jusqu’à ce qu'il perfectionne la mémorisation de sa limite précédente. Pour que ce qu’il apprend soit fermement établi dans son esprit. Il n'y a aucun doute que parmi les choses qui facilitent la mémorisation est de réciter ce qu’il a appris à chaque heure du jour et de la nuit. En le récitant dans les prières silencieuses et s'il est imam, dans les prières à voix haute. Aussi dans les prières surérogatoires (nawafil) et dans les temps où on attend les prières obligatoires. Par cette méthode, le mémorisation deviendra beaucoup aisée. De cette façon il est possible à une personne de le pratiquer même s'il est occupé par d'autres choses ou qu’il n’a pas de temps spécifique pour mémoriser le Qur’an. Ainsi, la nuit n'arrivera pas sans que ces versets soient mémorisés et fermement établis dans son esprit. Et si quelque chose l’a occupé, il ne doit pas aller à la partie suivante du Qur’an, plutôt il doit continuer le deuxième jour sur ce qu’il a commencé le jour d’avant, jusqu’à ce que la mémorisation soit perfectionnée.
Cinquième Règle : Utiliser la même copie (Mushaf) du Qur’an
Parmi les choses qui facilitent la mémorisation est de se tenir fermement à utiliser le même mushaf (copie du Quran) et ne jamais en changer. Ceci, parce qu'une personne, pour mémoriser, utilise la vue aussi bien que l’ouïe. L’écriture et la forme des versets et leurs places dans le mushaf laissent une empreinte dans l’esprit quand ils sont récités et regardés fréquemment. Si ce lui qui apprend devait changer son mushaf avec lequel il apprend ou s'il apprenait avec différentes copies, les versets occuperaient des places différentes et l’écriture peut aussi être différente. Cela rend la mémorisation difficile pour lui. Donc il est obligatoire pour celui qui apprend le Qur’an d’avoir un seul mushaf avec une seule écriture et il ne doit jamais le remplacer.
Sixième Règle : La compréhension est la voie vers la mémorisation
Parmi les choses qui facilitent énormément le processus de mémorisation est de comprendre les versets que l'on a mémorisé et de connaître leur rapport et liaison, l’un avec l’autre. C'est pourquoi, il est nécessaire de lire le tafsir (exégèse, explication) des versets qu'il désire mémoriser et de connaître leur rapport, les uns avec les autres. Aussi, de s’en rappeler quand il récite. Cela rend plus facile la mémorisation des versets. Ceci dit, il est aussi nécessaire qu'il ne dépende pas de la connaissance du sens des versets pour les mémoriser. Plutôt la répétition de ces versets doit être la fondation. Cela doit être fait jusqu’à ce que la langue puisse réciter les versets même si l’esprit est occupé à autre chose que la signification de ces versets. C'est le signe que les versets sont fermement établis dans l’esprit. Quant à celui qui compte sur le sens seul, alors il oubliera souvent et sa récitation sera disjointe, car son esprit est dispersé et occupé à d'autres choses. Cela arrive fréquemment, particulièrement quand la récitation est longue.
Septième Règle : Ne pas laisser une sourate complète jusqu’à avoir lié la première partie à la dernière
Après avoir terminé une sourate du Qur’an, il est préférable de ne pas aller vers une autre sourate tant que l’on n’a pas perfectionné sa mémorisation et la connexion de sa première partie à sa dernière, au point que la langue peut couler dans la récitation du début à la fin. Il doit être capable de la réciter sans devoir réfléchir ou rencontrer des difficultés dans la mémorisation des versets. Plutôt, la mémorisation (et la récitation) de ces versets doit ressembler à de l'eau (gracieuse) et il faut réciter ces versets sans hésitation, même si l’esprit est occupé à d’autres choses, loin du sens de ces versets. Il doit être comme la personne qui récite sourate Al-Fatiha, sans difficulté ou sans devoir réfléchir. Cela vient en répétant fréquemment ces versets et en les récitant souvent. Cependant le mémorisation de chaque sourate du Qur’an ne ressemblera pas à celle de Al-Fatiha, sauf exception, mais l'intention et le désir doivent être d’essayer de faire ainsi. Donc, il est nécessaire lorsqu’on termine une sourate et qu’elle est fermement établie dans l’esprit, que son début est lié à sa fin et que celui qui apprend n’aille pas à une autre sourate tant qu’il ne l’a pas mémorisé avec précision.
Huitième Règle : Réciter à d'autres
Il est nécessaire pour celui qui apprend de ne pas dépendre de lui pour sa mémorisation. Plutôt, il doit évaluer sa mémorisation en récitant les versets ou sourates à quelqu'un d'autre, ou il doit les réciter en suivant le mushaf. Et combien cela serait excellent si la personne avait avec lui un hafidh précis (qui évaluerait sa mémorisation). Ceci, pour que celui qui apprend prenne conscience qu’il peut être distrait ou confus dans sa récitation (sans le savoir). Beaucoup parmi nous qui mémorisons une sourate faisons des erreurs et la personne peut ne pas s’en rendre compte jusqu’à ce qu’elle regarde dans le mushaf. De plus, celui qui apprend peut ne pas réaliser tout seul où il fait une erreur dans sa récitation, et ce malgré le fait qu'il récite en utilisant un mushaf. Pour cette raison, faire écouter sa récitation du Qur’an est le moyen de connaître ses erreurs et d’en être conscient.
Article tiré du site troid.org
Extrait du livre Al-Qawa’id adh-Dhahabiya lil-hifdhil-Quran il-Adhim
Traduit en français par les salafis de l’Est
Cette rissala est de l’imam an-Nawawi, elle est divisée en plusieurs chapitres:
Le 1er chapitre du livre : “ les mérites de la lecture du Coran et de ceux qui
connaissent le Coran par cœur ”.
Sourate Ghafir :
Verset 29. ‹O mon peuple, triomphant sur la terre, vous avez la royauté aujourd'hui. Mais qui nous secourra de la rigueur d'Allah si elle nous vient?›
Pharaon dit: ‹Je ne vous indique que ce que je considère bon. Je ne vous guide qu'au sentier de la droiture›.
Verset 30. “ Et celui qui était croyant dit: ‹O mon peuple, je crains pour vous un jour semblable à celui des coalisés. ”
II a été rapporté dans les sahahayn que le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) a dit : "le meilleur d’entre vous est celui qui l'a appris et l’a enseigné aux autres ” (en parlant du Coran)
D’après Aïcha (radi allahou anha), le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) a dit:
"celui qui récite le Coran avec habilité sera avec les anges scribes, purs et nobles et celui qui récite le Coran avec difficultés aura 2 récompenses"
Rapporté par Boukhari et Muslim.
Il a été rapporté dans les sahahayn que Ibnou 3mar a dit que le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) a dit:
"la jalousie n’est permise que dans 2 choses:
Ø un homme à qui Allah a permis d'apprendre le Coran et qui passe le jour et la nuit à le lire et a médité sur son contenu
Ø un homme à qui Allah a donné une fortune et qui la dépense en aumône à tout moment du jour et de la nuit"
"Abou Oumama a entendu le messager (sala lahou aleyhi wa Salem) dire:
Réciter le Coran, car le jour de la résurrection, il intercédera pour ceux qui l'ont récité"
Omar ibn al khatab a dit que le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) a dit :
"Grâce à ce livre Allah élèvera des gens et abaissera d’autres"
Le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) a dit:
"Celui qui ne retient dans son cœur aucune lettre du Coran est comparable à une maison en ruine"
d’après Ibn 3bas (radi allahou anhou)
(Les Hadiths pris de Riyad Assalihin complétant ce chapitre)
Abou moussa al ach3ari a dit que le messager d’Allah a dit :
- "l’image du croyant qui lit le Coran, son odeur et sa saveur sont sauves"
-"l’image du croyant qui lit le Coran est celle du cédrat, son odeur et sa saveur sont sauves"
Le croyant qui ne récite pas le Coran est comparable à une datte, son goût est délicieux mais elle n’a aucune odeur, l'hypocrite qui récite le Coran est comparable à un myrte, son odeur est bonne mais son goût est amer, enfin l’hypocrite qui ne récite pas le Coran est comparable au coloquinte elle n’a aucune odeur et son goût est amer.
Al bara ibn 3azib rapporte:
"Un homme lisait la sourate "la caverne" et avait à coté de lui un cheval attaché à 2 cordes et un nuage vint le couvrir et s’abaissa peu à peu, alors le cheval fut effarouché, le lendemain matin, cet homme vint trouver le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) et lui raconta le fait et le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) dit alors: "ce nuage est une sérénité descendue sur toi parce que tu récitais le Coran"
D’après Ibn mas3oud (radi allahou anhou) le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) a dit:
"Celui qui lit une seule lettre du Coran aura une bonne action et la bonne action a 10 fois son salaire. Je ne dis pas que "ALM" est une lettre mais A est une lettre L est une lettre et M est une lettre"
rapporté par atirmidhi
q D'après 3abdullah ibn 3amr ibn 3as le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) a dit:
"on dira le jour du jugement dernier au lecteur assidu du Coran
-"lis et monte (les degrés du paradis)
- Récite clairement comme tu le faisais dans le bas-monde
- Ta place au paradis te sera fixée au dernier verset que tu liras"
rapporté par Abou daoud et attirmidhi.
L’imam An-Nawawi a dit que quand la personne. lit, elle doit le faire avec sincérité tout en respectant les limites du adab (comportement) avec le Coran et il doit se dire qu’Allah est en train de l’observer et qu’il se rappelle qu’il est en train d’invoquer Allah.
Avant de commencer à lire le Coran, le lecteur doit nettoyer sa bouche et ses dents avec le siwak. Il utilise d’abord un siwak 3od arrak ou alors s’il ne trouve rien qu’il utilise les autres moyens ou encore avec ses doigts. Quand il se brosse les dents qu’il le fasse de droite à gauche en commençant par la droite, horizontalement ou verticalement, les 2 il n’y a pas de mal et ce dans la niya (l’intention) d’appliquer la sunnah et qu’il nettoie ses dents de l’intérieur et de l’extérieur et qu’il passe le siwak légèrement sur son palais et qu’il utilise un siwak ni dur ni trop souple mais entre les deux et il est permis d’utiliser le siwak d’une autre personne avec son autorisation mais si la personne a la bouche impure qu’il lave le siwak et s’il n’avait pas fait cela avant la lecture du Coran alors c’est déconseillé.
Il est recommandé à celui qui veut lire le Coran d’être en état de pureté mais s’il le lit en état de petite impureté cela est permis par le consensus et s’il ne trouve pas de quoi se purifier alors qu’il fasse atayamum. Par contre, pour la femme qui a ses menstrues ou celui qui est en état de djanaba, il leur est interdit de lire le Coran sauf s’ils le lisent dans leur cœur sans le prononcer et il leur est permis de regarder dans le moushaf sans le toucher (et il y a divergence sur le sujet). Tous les musulmans sont d’accord, qu’il est permis de faire pour ceux là toutes les formes d’invocations, prière sur le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem),...
L’imam An-Nawawi a dit qu’une fois qu’ils sont purifiés (de djanaba ou des menstrues) il doivent faire les ablutions et ensuite lire et s’il ne trouve pas de quoi se purifier qu’ils fassent atayamoum, il est recommandé au lecteur du Coran de le faire dans un endroit pur et le meilleur endroit est la mosquée mais lire le Coran dans la douche ce n’est pas déconseillé. Abou Hanifa et d’autres disent que c’est déconseillé mais ceux qui disent que ce n’est pas déconseillé sont : l’imam Achfi3i, 3ata, l’imam Malik et Noukha3i.
Lire sur le chemin n’est pas déconseillé tant que celui qui le lit n’est pas distrait (selon Abou Darda, l’imam Malik a dit que c’est détestable et d’autres ...).
Il est recommandé pour le lecteur, quand ce n’est pas dans la salat qu’il se dirige vers la qibla, qu’il s’asseoit sereinement comme s’il était assis devant son professeur (mais il est permis de s’allonger sur son lit ,mais il n’aura pas la récompense du premier).
Quand la personne commence à lire le coran qu’elle dise " a3oudhou billahi min al shaytani radjim" ou alors "a3oudhou billehi sami3ou al 3alim min al shaytani radjim" ce n’est pas une obligation mais c’est préférable, il est conseillé de le faire pour chaque raqaa dans la salat et d’autres disent que dans la 1ère raqaa, il est conseillé aussi de faire ata3ayoun quand on prie sur le mort :et on le fait à haute voix quand ce n’est pas dans la salat. Sur le fait de le dire à voix haute dans la salat il y a 2 avis.
Il est conseillé au lecteur de dire “bismillah” avant chaque sourate sauf la sourate atawba (sourate 9) et certains oulamas disent que “bismillah” fait partie de la sourate, que c’est un verset donc il ne faut pas négliger cette action. Pour celui qui veut lire le Coran qu’il le fasse avec concentration et qu’il médite dessus car c’est ce qui purifie les cœurs. Beaucoup de salafs répétaient le même verset toute une nuit et d’autres se sont évanouis et d’autres sont morts en lisant le Coran tellement ils ont médité dessus.
Ibrahim al Khawas a dit : le remède se trouve dans 5 choses :
· -lire le Coran avec méditation
· -un ventre vide
· -qiyyam al leyl
· -faire dou3as avant al fadjr
· - s’asseoir avec les pieux
Aussi, le fait de pleurer en lisant le Coran est conseillé et c’est un signe de la piété du serviteur d’Allah et pour pouvoir pleurer le lecteur doit méditer sur les versets, le châtiment etc., et qu’il pense qu’il ne fait pas assez et qu’il néglige mais s’il ne pleure pas pour ces raisons alors qu’il pleure pour ne pas avoir atteint cette chose, il lui est recommandé aussi de le lire en psalmodiant verset par verset et lentement. Et, il est rapporté que le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) et aussi des salafs avait ce adab et il est déconseillé, d’autre part, de le lire de manière rapide et c’est pour cela que certains oulémas disent qu’il est meilleur de lire un seul chapitre mais avec tartil(psalmodie) et qu’il soit touché par les versets, que 2 chapitres rapidement sans comprendre, mais celui qui ne le comprend pas qu’il le lise lentement car c’est un moyen de méditation et cela a plus d’effets sur notre cœur.
Suite du 6ème chapitre : le adab à avoir quand on lit le Quran :
Quand le lecteur lit les versets sur la miséricorde qu’il remercie Allah pour cela et qu’il demande à Allah qu’il lui donne de cette miséricorde et quand il lit les versets sur le châtiment alors qu’il demande protection contre le châtiment et quand il lit les versets sur la glorification d’Allah alors qu’il Le glorifie et cela que ce soit en salat avec un imam ou tout seul ou que ce soit hors de la salat car cela est une sunnah du prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) comme l’ont rapporté Boukhari et Muslim.
Il n’est pas permis de lire le Coran en une autre langue que l’arabe que ce soit dans la salat ou autre car s’il lit le Coran dans sa salat avec une autre langue, elle ne sera pas acceptée d’après l’école de Malek Chafi3i Ahmed et pour celui qui ne maîtrise pas l’arabe cela est permis selon Abou Hanifa et ses 2 compagnons Abou Youssouf et Mohamed.
Il est permis de lire avec les 7 façons connues et il y a le consensus des oulémas sur ce fait. Et il est interdit de lire d’une autre manière que ces façons là, ou par des versions marginales. Si la personne lit d’une version marginale et qu’il a conscience de son interdit alors sa prière est annulée mais si c’est par ignorance alors sa salat reste valide mais sa lecture n’est pas prise en considération (une version marginale : une version singulière, pas connue ramenée par une personne et contredit par les autres).
Si le lecteur du Coran commence à le lire d’une façon, qu’il continue jusqu’à la fin de la même façon, car il ne peut mélanger plusieurs façons de le lire.
Il est préférable pour le lecteur du Coran de lire dans l’ordre du Coran (sourate al fatiha vers sourate an-nas). Si une personne a lu dans la 1ère raqaa la sourate an-nas qu’elle lise dans la 2ème raqaa le début d’al baqara car il y a une hikma dans cela sauf dans certains cas où dans la sunnah se trouve le contraire.
Ex : dans la salat d’al 3aid ; 1ère raqaa : sourate qaf et 2ème raqaa : sourate qamar
Ex : dans la salat d’as-sobh les vendredis : 1ère raqaa : sourate sajda et 2ème raqaa : sourate ghachiya.
Il n’y a pas de mal dans le fait que les enfants apprennent le Coran de la fin vers le début. Il est interdit de lire la sourate en commençant de la fin vers le début, le mieux est de lire le Coran à partir du moushaf (le livre) car il y a 2 récompenses dans cela. Cela est mieux que de le lire de tête. On rapporte cela de certains des salafs, mais si la personne est mieux concentrée et médite mieux sur les versets en les lisant de tête, alors il devient meilleur qu’il le lise de tête.
Lire le Coran à haute voix :
Il est rapporté par beaucoup de hadiths qui montrent qu’il est meilleur de lire le Coran à voix haute et aussi il y a beaucoup de hadiths qui montrent qu’il est meilleur de le lire à voix basse et donc certains des salafs choisissaient soit de lire à voix haute soit de le lire à voix basse. Les oulémas disent que le fait de lire à voix basse est mieux pour celui qui craint riya' mais s’il ne craint pas riya' alors c’est mieux qu’il le lise à haute voix et pour plusieurs raisons :
· -cela a une utilité pour lui et pour les autres, cela lui sera bénéfique ainsi qu’aux autres.
· -cela réveille son cœur et cela va le motiver davantage
· -il sera plus concentré dans sa lecture
· -il va protéger son ouïe
· -il va réveiller ceux qui dorment ou sont distraits pour qu’ils lisent le Coran, cela va les motiver à cela.
S’il réussit à réunir toutes ces niyas alors sa récompense sera fructifiée et augmentée à moins qu’il y mélange l’ostentation ou qu’il dérange des gens qui prient.
Le fait d’embellir sa voix dans la lecture du Coran: Le consensus des oulémas disent qu’il est conseillé d’embellir sa voix dans la lecture du Coran, et des hadiths authentiques le prouvent mais il ne faut pas que cela dépasse les limites , ex : ajouter une lettre ou un mad, il faut qu’il embellisse sa voix mais sans exagérer.
Achafi3i et Abou Houreyra disent que c’est mieux de lire le Coran avec la tristesse dans le cœur et celui qui n’a pas une belle voix alors qu’il s’efforce de l’embellir comme il peut il est conseillé de faire lire celui qui a une belle voix, beaucoup de groupes de salafs demandaient à ceux qui avaient une belle voix de lire du Coran et cela était une coutume des gens pieux, et cela a été prouvé par les paroles du prophète (sala lahou aleyhi wa Salem), quand le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) demanda à Abdullah Ibnou Mas3oud : "lis-moi un peu de Coran car j’aime l’écouter de quelqu’un d’autre" il a lu sourate an-nissa jusqu’à ce qu’il termine à un verset et se retourna vers le prophète (sala lahou aleyhi wa Salem) qui pleurait. Rapporté par Boukhari et Muslim.
Il y a beaucoup de athar qui ont montré que des hommes pieux sont morts à la lecture du Coran, il est conseillé que celui qui a une belle voix clôture une assemblée tout en s’adaptant à la situation.
Il est recommandé à celui qui lit le Coran quand il s’arrête au milieu d’un verset ou d’une sourate qu’il reprenne depuis le début pour ne pas changer le sens du texte, il ne faut pas être trompé par le nombre de personnes qui font cette erreur. Et certains oulémas disent qu’il vaut mieux lire une petite sourate que de lire une partie d’une autre sourate qui est l’équivalent d’une petite sourate mais qui change le sens des versets.
Situations où il est déconseillé de lire le Coran :
· -dans la rouqou3
· -dans le soujoud
· -quand on est au toilette
· -quand la personne a sommeil
· -pendant al khotba s’il l’écoute
· -celui qui prie derrière l’imam quand ce dernier lit à haute voix mais ce n’est pas déconseillé pendant atawaf